Tessnem tamurt-iw tucbiht
ney
Tiqiccurt
S kra w-walen
Syur yobrahim nAt Taleb
THESSNEM TAMoRT-IW ToCVIHT
NEGH
Skra w-walen
Syor yobrahim nAt Taleb
Connaissez-vous mon beau village?
Ou
TIKICHOURT
EN QUELQUES PAGES
Par Brahim Ben taleb
Distante de trente cinq kilomètres du chef lieu du département de Tizi Ouzou larba des ouacifs pour y arriver il faut emprunter la route nationale 30 qui longe sur les rivières : Aïssi Tlata et ouasif. Lesquelles affluents prennent leur source dans le majestueux massif du Djurdjura. Une montagne dont le verbe ger signifie protéger d’où Djurdjura veut dite protection. Montagne au pied de laquelle se trouve le suuq de larba des ouacifs. Chef lieu de la commune et de l’arrondissent du village de Tikichort. Jusqu’en 1962. La tribu des ouacifs comprenait sept villages qui étaient :Aït eurbah, Tassaft ouguemoun, Aït Abbas, Zoubga, Aït boubder-rahmane, Tiqidount et Tikichort. Des dizaines d’années, après l’indépendance de l’Algérie pour laquelle larba des ouacifs avais payé un très lourd tribut au dernier aménagement du territoire larba a été élevée au rang d’un arrondissement. Mais un arrondissement sans portefeuilles car l’administration central. Avait omis de lui "injecter" quelques petites usines ou autres fabriques industrielles pour lui éviter la fuite de ses jeunes cadres, qui sont: Aït eurbah de Mohya abdellah et celui de Tassaft Ouguemoun du colonel Ait Hamouda Amirouche (Pour ceux qui ignorent leur histoire et géographie). Ils seront remplacés par deux grandes tribus, à savoir: Aït Toudert et Aït Boumahdi. Les quelles comprenant au total vingt deux hameaux. Autrement dit, chacune de ces deux communes, pourra être agréée comme un arrondissement. Si elles étaient implantées sur des plaines agricoles – Ces greniers de l'empire romain – ou si la majorité de la population était alliée au pouvoir central.
Dieu ! Dieu ! Sieur Hcene… Il ne connaît que les siens.
Malgré, cette organisation administrative, Larba Des Ouasifs, demeure toujours une partie intégrante d'lgawawen. Une région bien ramassée et scellée au majesteux massif du Djurdjura. Au pied Duquel, trouva refuge et protection ce peuple volontaire. Une population présente à chaque événement. Parce que elle est fière d'être native de l'Algérie profonde
Le Djurdjura, ce toit bleu du village de Tikichourt distant de trois "Kiloumiter" environ à vol d'oiseau. Ce massif imposant avec son salut éternel de scout ou de geste d'un fort protége un faible semble dire : «qui a des biens en montagne n'a rien craindre dans les plaines»
Malheureusement, Les malintentionnés nomment cette forme physique de la nature:
«La main du juif», ce que les autochtones appellent cette saillie taletat qui l'auriculaire.
En effet une union entre les doigts: pouce et auriculaire, ne symbolise t elle pas:-
- Un salut des scouts?
- On n'évoque-t-elle pas la maxime de protection qui dit: " Le grand protége le petit?"
- Mieux encore, deviscra la sagesse populaire kabyle, à savoir: " Qui en possède à la montagne n'a rien craindre dans la plaine?
Car, effectivement, c'était généralement des plaines, des vallées-la, qu'arrivaient sûrement les ennemis les rivaux …des villages.
Raison pour la quelle, toutes ou presque les Bougards d'Afrique du nord en général et de la Kabylie en particulier, sont construites sur des crêtes, telle cette grande muraille de chine pour résister, repousser leurs adversaires,envahisseurs d'où qu'ils viennent, sauf du ciel (je veux dire Dieu)
Toujours en chine dont le prophète Mohammed r avait fait référence, et suggère aux musulmans d'aller chercher l'enseignement de ce peuple belliqueux, travailleurs, fidèle et jaloux de sa culture
Au point où ce petit doigt dont il est question, représente pour eux: la générosité.
De plus en d'autres horizons, où les touristes visitaient des pays pour le plaisir et la science, chez nous, des colporteurs trouve le malin plaisir de falsifier l'histoire pour conquérir le pays.
Enfin, une chose est sûr: si c'était des savants qui avaient défini ce piton du Djurdjura de «main du juif » qui ne peut sous entendre que de la varice. Or, aux Ouacifs on ne badine pas avec la rigueur. Être économe n'est pas une tare. Et la gestion est une affaire de spécialiste.
Alors, sous cette montagne coule et sans retenue, une eau qu'est l'un des cinq élément fondamentaux de l'ancienne cosmogonie: Air, Terre, Fer, Bois, Eau.
Ce dernier, ce liquide précieux qui donne la vie à tout vague depuis des siècles dans cette rivière des Ouacifs qui porte son nom, au bord de laquelle, il est agréable de pique-niquer.
Mais, attention! Si, hier dans certains prospectus, « on » a déconseillé aux touristes de porter des tenues légères dans cette contrée, aujourd'hui, nous déconseillons aux dinariste du week-end de venir camper en hidjab ou en djelbab: ils ne s'adaptent pas à notre relief trop accidenté.
Notre parler.
(Yal yiwen thaqbaylit-is)
Malgré les influences culturelles. Larba des Ouacifs n'a pas predu de son parler spécifique brebère. Ainsi sachez que:
Premièrement qu'une personne qui utilisera avec insistance le pronom dèmonstratif-celui-˝waggikana˝ au lieu de waggi ou wa dit tout court ailleures, n'est pas un plèonasme ni une redondance, mais tout simplement une accentuation légitimée.
Deuxièment que le son de la lettre alphabétique (à) emprinté à la langue arabe, n'a pas pu trouver de place dans le lexique local et ce malgré sa qualité de graine enveloppé d'une peau céleste. Ainsi ce son (à) intensif, redoublé, qui n'existe pas du reste dans la langue berbère, est carrément écarté.
Quant aux mots d'emprints qui contiennent ce phonéme (à). Ce dernier: soit, il est ignoré soit, il est transformé en celui du son Y. par exemple: le mot ˝eldjamiâa˝ qui est d'origine arabe ou la djemaâ en français, en kabyle des Ouacifs et de ses environs immédiats comme Ben Yanni, ce mot se prononcera˝Thadjamaïth˝. Elle s'écrira tajmayt.
Tandis qu'en dehors de cette localité, nous entendrons ˝tajmaât˝. Ceci explique la raison qui fait que dans cette circonscription des Ouacifs, les sources ou les fontaine s'appellent et se prononcent (tala) tiliwa et non pas tiâwinin.
Aussi, il faut savoir que pour tout mot d'emprint, son adaptation ne pourra s'effectuer convenablement qu'en subissant et respectant les régles grammaticales de la langue d'accueil ici c'est Tamaziyt. La quelle, pour ce genre de mot, son intégration exige -un rabotage - ou un aménagement. Ainsi, pour pouvoir trouver une place dans le lexique local, le motemprinté (souvent pur l'esprit vif de précipitation parce que dans la majorité ces mots emprintés existent dans le vocabulaire kabyle sinon berbère.) Cette opération consiste à «castrer» ou fémininiser le mot d'emprint, en encadrant celui-ci avec deux lettres ˝ T ˝.Exemple: elkitab (mot arabe de livre) devient Taktab, ou TajmayT à la place de – eldjamaâ – oui Lounis:chacun sa langue…. il la hisse
Tikichourt Igawawen:1
Tikichourt =Tiqiccurt est un nom de l'un des sept anciens villages composant la tribu At-Wasif. Issue elle-même de la confédération Ibtrun. cette dernière forme avec les Ath-Manguellat, la région Igawawen. Etymologiquement, Tikichourt, est une forêt de chênes, un faite.Un lieu où l'on vient chercher des branches résineuses de mèléze et autre bois de chauffe A l'origine, At-Tqicurt étaient installés à «Bamer» une bougarde située au sud sur le flanc du village Aït-Boumehdi. Constamment assiégé par les villageois voisins, les At-Bamer durent fuir leur village pour s'implanter à Tarqubt. Malheureusement, cette nouvelle agglomération proche du marché hebdomadaire de Larbâa, ne connut jamais la paix. Tant elle devint sans cesse engagée par les guerres tribales et devint un vrai champ de bataille. Alors, les Aït-tarqubt ne trouvèrent leur salut qu'en s'installant dans la forêt de Tiqicurt au sommet d'une crête, qui culmine à plus de 565 mètres d'altitude. Les villageois, paysans évoquent encore aujourd'hui avec une tristesse infinie, ce dramatique épisode de Tarqubt.
Le petit village d'hier de Tikichourt, est aujourd'hui, implanté sur un grand territoire de forme d'un octogone irrégulier qui s'etend de la porte de la ville des Ouacifs aux frontières des communes d'Aït Toudert, d'Aït Boumahdi et de Tassaft Ouguemoun.Tiqiccurt est limitée
Au Nord, les villages: Tassaft et Aït ali ouharzoun
A l'Est, ceux de zaknoun et Tiroual
A l'Ouest et Sud Ouest: Tiqidount et Taheccat
En vue aérienne,cette terre de Tikichourt, serait appelée une ile ou quelque chose, d'isolé. Puisque deux grosses rivière et des ruisseaux l'isolent ses villages voisins.
D'ailleurs, non loin de cette contrée, une cité située à Ben Yanni, porte ce nom de Tigzirt, qui signifie ile.
Ainsi, plus de 95% des terres de la ville de Larba des Ouacifs appartiennent aux paysans, commerçant et autre personnes du village de Tiqiccurt. Peuplé de trois milles âmes environ, qu'on appelle At Tqiccurt, ils vivent en dehors et en dedans du village avec bonheur et gloire. C'est pour cela qu'on ne peut de Tiqiccurt sans parler de ses personnalités.Des personnes compétentes et intégres, quiont marqué de leur emprinte le village voir même toute la tribu des ouacifs. Ces femmes et ces hommes connaisseurs, célébre tels que: Hadj Arab Hocine, le quel d'après le livre ˝Cherif Boubeghla˝ du colonel Robin˝, fut un homme très intelligent ayant un degré remarquablele don de la parole qui jouissait d'une grande influence dans les zouaoua (igawawen)˝nota M.Mameri
Mais. L'hirondelle ne fait pas seul le printemps. Ainsi, nous ne pouvons ignorer les insurgés de la révolte d'Icheridhen. Fut le président du village pendant plus de quarante ans. Da Idir etait en même temps, un bâtisseur et seul praticien de la circoncision. Du village voir même de la tribu des Ouacifs... Nous ne pouvons oublier non plus, notre Na Smina M. poetesse et admiratrice de Cheikh Mohand Oul Hocine. Ou encore, Aït Lhadj Mebarek, un des premiers militants de l'Etoile Nord Africaine à Paris. Il y a encore Da Lalla njeddi ˝ grand père˝. Un combattant d'avant et d'après guerre de la révolution algérienne. La liste de personnes humbles et célébres, arrêtons-là avec nos saint de sidi Jebrayen, sidi Lkhadir, LLa Keltsuma et «Yemma Sayda» mère Sayda et sa légende…Ainsi Tikichourt, avec ses hommes,ses enfants que les villes sans âmes et corrompues ne lui cessent pas de «draguer». En les attirant avec leurs infrastructures socio-professionnelles modernes: écoles, usines; parcs, et autres lieux d'étude, d'emplois et deloisirs…dons ces villes semble être les seules localités bénéficaires des bienfaits de l'indépendance «national» avantageant ses citadins? Tiqiccurt, comme ses habitants souffrent le martyr. Les vieux et les vieilles «ruminent» le passé: les adultes attendent l'avenir incertain, et pauvre et nombreuse jeunesses souffre tout les jours de besoin d'action et de détente. Quant aux jeunes filles et femmes auxquelles nous devons notre existence au moins «linguistiquement». Jadis chaque mercredi, elles créent la joie au village en jouant Urar à Iseqif.
La légende de Yemma Sayda (mm-imezran)
Un chevrier deTarqubt avait perdu dans la forêt de Tiqiccurt. Une de ses chévres qui était «pleine». Elle ne tarda pas à mettre bas. Le lendemain, après maintes recherche auxquelles avaient pris part tous les paysans du village, la chévre fut retrouvée avec son petit tout près d'elle.Un beau chevreau qu'elle aurait protégé seul contre une meute de chacals.
Depuis ce jour-la, les gens du village nomment cet endroit iyil n-taghat ! où ils construisirent d'abord, une petite cabane qui fut rebâtie en 1922, sur une surface de plus de 50m2 et avec une charpente moderne.
Cete bâtisse fût baptisée Yemma Sayda mm-imezran2 . Un Ange qui semble avoir commencé les fondations de cet édifice que les villageois achevérent.Un personnage réel ou irréel Dieu seul sait.. Toujours est-il que le lieu saint sert d'abri, de préau, aux passants et villageois.
Les jours fériés, les gens du quartier, viennent chanter à haute voix des étranges psalmodies. Lesquelles, faisaient revivre, refleurir les belles époques d'union, de solidarité; d'honneur et de dignité des villageois. A signaler que la gestion de ce mausolée ne reléve pas du domaine des habous mais, dépend de Tajmaït n tnach3, assemblée laïque élue démocratiquement.Cette assemblée qui empêcha des missionnaires chrétiens de s'installer dans la région
Ahechad Amrouche
En effet, il s'agit d'un tronc. Un tronc mort d'un arbre décharné. Il est racorni avec des pieux d'une palissade tout au tour, luisants d'humidité. Des troncs d'arbre, on n'en trouve partout en kabylie. Mais, celui-ci semble bizarre, voir sacré. Puisque des vieilles femmes viennent souvent lui accrocher des bouts de ficelles ou des échantillons de tissus…Séculaire, ce végétal doit être un olivier. Dans cette contrée, il est la plante la plus résistante au climat rigoureux et autres méfaits de l'homme (incendie, napalm…) Dommage que nous ne soyons pas parvenus à préciser son âge. Mais, d'après la mémoire et d'autres génies populaires, ce végétal semble avoir été planté à l'époque du règne de notre roi Jugurtha. Parceque qu'en Italie, un olivier de plus petit diamétre que celui-ci avait été daté de la période romaine sous l'empir du roi, Jules César.
Maintenant, si notre olivier s'avère être plus vieux, la thése qui dit que nos oliviers avaient été importés et plantés par les colons romains est archi-fausse.Malheureusement, aujourd'hui, cette piéce historique, est devenue un vulgaire souche. Un rondin qui n'est apprécié que par les chacals, les renards ou autre porcs epics etc. Pour qui il devint le refuge idéal.
« Lhebs211»
Mais, en 1956, les les At qicurt et les At wasif en général n'ont pas pu empécher l'implantation d'une des plus impotantes bases militaires de l'armée française.
Tout agwni4 a été occupé par la 7émecompagnie du 2éme bataillon des chasseurs Alpins. C'est au sein de cette caserne que fut construite en prefabriqué, une école française d’où nous, écoliers, nous entendions les cris horribles de la population torturée dans la cellule «21»
Un lieu, un calvaire, un numéro qui, même aujourd'hui, donne la chaire de poule.
aujourd'hui, Tiqiccurt est revenue à la case départ. La guerre l'a ruinée; l'indépendance l'a oubliée et surtout la nature qui ne l'a pas gâtée…Tout ceci a poussé sa population à être économe jusqu'à la limite de l'avarice. Malgré tout cela, Tiqiccurt a donné naissance à des hommes et des femmes, capable dans le travil, appliqués aux études et doués pour le commerce.
Ali: prénom maudit:
On raconte qu'un mercredi, jour où tous les hommes se rendaient au marché de larba, deferlait sur leur village une horde d'une tribu ennemie. Désemparés, sans aucun moyen de défense, les femmes, les vieillards et les enfants restés au village durent se réfugier dans des abris. C'est alors, qu'une mère quitta le refuge pour aller chercher son Ali. Les envahisseurs la suivirent et lorsqu'elle regagna l'abri, ils massacrèrent tus ceux qui s'ytrouvaient . Depuis ce jour-la. Les At tqiccurt ou les survivants du massacre ont juré de ne plus prénommer leur enfant Ali, qui sera désormais synonyme de malheur. Les rescapés de Tarqubt, c'est à Tiqiccurt qu'ils trouvèrent leur salut, les vieux et surtout les veielles aiment souvent répéter que Tiqiccurt est un «lieu où souffle l'espris».
C'est une porte sculptée. Un objet d'art, un bijou que seul le carbone 14 la pour l'estimer son âge, son époque. …….
karzenn yezggarenn
dheg nourar isardhenn asarwathenn
thisyar Zadhannt amyidh amzel
Heznann ighouraf afazggerr yamouthen
dharahwi irouhenn
azggande ambyed ithghimithe
« widyadenn adhistafou » Rachid Ikezouhene
Un villageois
Sur votre route du village, vous pourrez rencontrer un vieux ¤ C'est un personnage extraordinaire, bon vivant. Un rescapé de la guerre d'Indochine. Durant les événements du printemps berbère de l'année 80, ses conseils, nous étaient d'un grand apport……..
Les chemins oubliés
Demandez qui se souvient des chemins comme: (abrid acerqi; bwadda ufalla ; m Bujama; n'at Hmadue; Ticencert?...) Certains sont devenus des paliers en béton. Ces plates-formes sans fossés. qui furent jadis la fierté du village. Car c'était des routes empierrées, pavées de belles pierres,qui ne se cassent ni ne se rongent. Encore, elles sont difficiles à tailler, et à poser. Mieux encore, car plus elles vieillissaient, plus elles devenaient polies, douces. Aujourd'hui, comme nous les voyons, elles sont cachées, avalées par le béton ou carrément disparus. Ces plaques de ciment glissant, sans rigole ni fossé. Ainsi, la belle route pavée soigneusement, a disparu pour laisser la place à un chemin banal, ordinaire. Revêtu faible couche de ciment mal dosée, qui laissent apparaître des bouts de pierres comme si elles ne veulent pas être enterrées. Cette disparition des chemins de pierres judicieusement posées, est pour nous, comparable à celle des espaces verts en ville. Chacun d'elle, assure à sa manière la fonction des retenues d'eau naturelles, qui permettent à l'eau de pénétrer dans le sol pour alimenter les nappes souterraines……
Levez la tête, vous verrez là haut, ˝Tajmayt n tiyilt˝. Un nom largement mérité est justifié par le fait que cette bâisse est construite sur le point élevé du village, après bien sur, celui du minaret de «sidna jbrayen».Saint Gabriel. Ce dernier est un sanctuaire que fréquentent les villageois prieurs uniquement les jours fériés de la grande et de la petite Aïd.
Vous voilà dedans! C'est une grande salle. Une espéce de grand hall ou une sorte de parlement d'un des quatre quartiers ˝adrum˝ du village. Qui en compte quatre! Entrons et Foulons ce beau pavement mosaïque et bossué ça et là par des affleurements de pierres. Lesquelles, grossièrement taillées séparant en deux rangées les siéges de l'assemblée. Ce sont des dalles et sur lesquelles ont été gravés des échiquiers typiques de vingt cinq cases. En comptant ces dernieres, un jeune homme du fond de la salle s'y exclama: Ah! Nous plaignons ceux qui ne savent pas jouer ! Le parterre de cette assmblée, soigneusement ballasté est resté intacte. On dirait un revêtement de marbre. Ce pavement pour nous est suffisament éloque. Demême que le plafond composé de faîtières de bois dur et rouge amenées de la forêt-mère de Tikejda. Cette fameuse station de ski du Djurdjura, distante d'un vingtaine de kilomètres environ. Tout au tour de nous, quelques graffitis d'expréssion juvévile sur les murs noircis de fumée de bois de chauffe et de bougie de veilles. Malgré tout ce que nous pouvant penser comme activités conférence-debats-qui se déroulaient dans ce monument historique, nous quittons les lieux tristement comme nous l'avons trouvé.
Une sorte de forum il a une forme trapézoïdale d'une superficie de soixante quinze mètres carrés environ. C'est la place centrale du village. Un historique fort éminent. Comme son nom l'indique en kabyle, Iseqqif, est une espèce d'amphithéâtre où les villageois se rassemblent les jours de réunions normales ou extraordinaire Là, ils discutent et débattent démocratiquement, des activités communautaire et difficultés du village. Aujourd'hui, nous nous retrouvons là, sur des puissantes assises en nature de pierre, sans présence humaine.
Iseqqif, c'est le vestige de deux grandes salles avec une cour à ciel ouvert entourée d'une rangée de gradin.
ü La pièce d'en haut, équipée de portes, sert de dortoir aux passagers étrangers au village. Ces personnes générale- ment celles qui sont, retenues, coincées, par les mauvais temps, une forte neige, malades ou très fatiguées
ü La salle d'en bas, est bordée de barreaux. C'est là, que les jeunes aiment se retrouver entre eux. Parce que le hall est plus aéré et a une vue panoramique. A noter:
ü 1- Que cette place d'une extraordinaire architecture est l'œuvre qui avait été édifiée en 1894 ? environ par un certain français appelé François
ü 2- Le mercredi étant le jour du marché hebdomadaire des Ouacifs, ce qui veut dire que les hommes sont supposé être absents du village. Pendant ce temps, Isqqef devient une aire de jeux et de loisir pour la gent féminine. (Urar Isaqqef)
C'est peut être pour cette raison qu'est apparue dans notre culture la maxime qui dit:
l 'orsque le chat n'est pas là les souris dansent?˝
Pour conclure ce paragraphe, rendons d'abord hommage aux tiqiccurtois, pour avoir su sauvegarder la pureté d'Iseqqif.
Cette assemblée, qui reflète la réalité historique que l'on décèle à travers ses dalles robustes, froides et vides. Si bien conservées qu'on peut imaginer les détails de son activité.
Ensuite, nous dirons que si non seulement Tiqiccurt, mais même les Ouacifs, n'avait rien à offrir aux visiteurs, cet œuvre d'art, est à lui seul, vaudrait une visite du village.
Lĝama n tala
Une source surmontée d'une construction maçonnée habitable. Dite tala Lĝama
tala: tala étant une source. Tandis que le mot ˝ Lĝama˝ qui est un mot d'origine arabe, signifie: lieu de prières. Mot dérivé du verbe ˝jma˝ ramasser ou assembler qui forme en kabyle, un nom commun: Tajmayt Lequel mot. signifie: Assemblée ou place publique. Généralement le lieu est construit au village où les gens viennent discuter pour former et informer.
Lĝama: Tandis que Lĝama bâtie dans un quartier du village, l'immeuble est un lieu dévotion, de déballages… Mais généralement, cet endroit est situé en dehors du village et rarement construit.
A l'exception d'un lieu dit: habité, hanté et agrée par sa baraka. Ainsi, la vénération de cet office fontaine. (Lĝama n tala) lui a été gratifiée par ses visiteurs et visiteuses
Lĝama n tala
Donc Lĝama n tala est à la fois une fontaine en même temps qu'un lieu de prière. La source, office est située en bas du village d'Aït Ali Ouharzoun. Un hameau de la tribu Ibudraren, arrondissement de Beni Yanni. Mais, implantée sur les terres de Tiqiccurt.
Très éloignée et retirée du village. Lĝama, pour y arriver, il faut emprunter un sentier tortueux et montant. Et ce n'est sûrement pas ces aléas qui empêcheraient les personnes attentionnées. Saines ou malades, à aller faire leur ascension dans ce lieu-dit.
Jadis, les visiteurs et surtout les visiteuses débarquaient de toute la région. Ceux qui arrivaient de très loin, trouvèrent les moyens logistiques, entre autre: l'eau et la literie… pour passer la nuit. C'est peut-être pour cette raison que les gosses, autre fois, chantaient: ˝ La chambre montée d'Aït Ali, est bien bâtie!˝
Aujourd'hui, nous y sommes sur les lieux. Point d'eau qui étanche la soif et guérit les maladies vraies ou imaginaires. Ni de chambre pour se relaxer comme autrefois. Quand il y avait de l'eau en abondance et des moyens de couchage… Au point où à cette époque de 1945, une année de misère et de maladie, un sage Da Larbi disait aux visiteurs mécontents ˝ Vous avez de l'huile et de la semoule!Que voulez-vous de plus.˝
De tout cela, il ne reste de notre source que ses anges gardiens et des ruines. Deux bassins latéraux dont nous apercevant les traces, captent notre curiosité, Au dessus de ses bassins ronds servants de cuves pour ablution, onpeut voir une voûte recouverte de mortier qui prouve qu'il existait un dortoir au-dessus de la source. Ce dortoir comprendrait une chambre pour les visiteurs femmes et une autre pour les hommes . Seulement dans l'état où se trouve actuellement la source office, il est impossible d'être formel. Néanmoins, de cet édifice, il ne reste que quelques tronçons ...
Sans vouloir faire de la psychanalyse de bas étage, au cours de notre voyage nous avons constaté que la plupart de cette population visiteuse, semble souffrir de troubles psychiques: angoisse, stress, solitude, peur, misère… Parce que, l'affolement de la gêne de ces femmes, se manifeste par un désir refoulé de différents ordres: Conjugal; familial, social. Expliquant bien, les situations embarrassantes dans lesquelles elles vivent.... Ces esprits élémentaires du feu en pratiquant de la magie de l'envoûtement et combien d'autre sortilèges Aux fin de….
Or que, toutes ces pratiques aucune religion du monde ne les tolère et le vrai Islam, les bannie. Mais, elles sont également des endroits où l'on va pratiquer toutes sortes de mythes, de sorcelleries et autres sacrilèges.
Que Dieu protège les profanes de ces démons!
Nonobstant, ces malheureuses pratiques nuisibles, néfastes, destructives à l'être humain, de la source qui nous intéresse dans ce livre c'est la source d'eau potable. Son architecture, son histoire, ses légendes… en un mot: sa culture en général…Ce patrimoine berbère en particulier. Alors! Ne serait ce que pour cela, nos sources non seulement méritent la vie. Mais aussi, elles ont besoin de notre attention pour survivre……..
Semlal
Semlal ce sont deux sources dites tala n semlal. Semlal est à l'ouest du village non loin d'une autre source appelée Amdun Aqqil. Aménagée, la source dans un bâtiment couvert en terrasse, servant à l'alimentation et à l'irrigation. A l'origine, la source appartenait aux Aït Belkacem, sur les terres desquelles fût construite. Mais pour une raison qu'on ignore, fût offerte au village avant l'occupation coloniale 1892. Bien que cette source occupe une superficie approximative apparente de vingt mètres carrés. Semlal est considéré comme la plus grande source du village.
Quant à son joli nom polysémique. Il a plusieurs définitions et significations.
ü Semlal: signifie d'abord les sureaux. Nos paysans justifient cette appellation par le fait que cette source se trouve en un endroit où pousse beaucoup de sureaux.
ü Beaucoup d'autres personnes disent que ce mot est employé pour désigner soit: le blanchiment, le rassemblement ou la complexité…
ü Pour d'autre encore. Semlal: c'est le cerisier.
ü Et enfin pour les linguistes, le mot Semlal signifie simplement synthétiser.
Situé à la sortie du village, sur le chemin menant au marché hebdomadaire des Ouacifs.
Semlal est découvert et construit sur les terres des Aït Belkacem, qu'une piste ˝agricole˝ nouvellement ouverte vient d'effleurer. Cette source, construite en pisé, a de hauts plafonds arrondis. Constituée de deux grands bassins communicants de quatre mètres carrés chacun et d'une profondeur d'un mètre environ.
L'eau sort des orifices aussi bien du sol que des parois latérales des murs, qui forment l'angle alternant. On y accède par deux grandes portes du côté desquelles se trouvent des sièges pour les usagers. L'eau de Semlal est si bizarre que seul le caïd de la tribu des Ouacifs en consomme. Effectivement, cette eau a un goût particulier dont seul les laboratoires peuvent nous expliquer sa composition. Autrefois, avec bon débit, cette fontaine puisqu'elle à la porte du village était classée première. D'où en cas de pénurie d'eau c'est tout le village de Tiqiccurt, qui vient y puiser, s'alimenter en eau potable, douce et délicieuse .
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Liste des sources du village Liste des sources du village Umuy n tliwa n taddert
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1 - Tala m Bwadella
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1 - Tala m Bwadella
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2 – Lgama n tala
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2 – Lgama n tala
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3 – Amdun bbwalma gibac
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3 – Amdon bbwalma gibac
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4 - Tala n tegrurin
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4 - Tala n tegrorin
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5 - Layenser
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5 - Layenser
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6 – Lbir n At umqran
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6 – Lbir n At omqran
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7 – Amdun Aqil
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7 – Amdon Aqil
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8 - Semlal
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8 - Semlal
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9 – Tamduct imezzula
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9 – Tamdoct imezzola
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10 – Tala (ur nettyae-wesyar?)
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10 – Tala (or nettyae-wesyar?)
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11 – Lbir n At TTuj
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11 – Lbir n At TToj
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12 - Amdun n Da Lmulud
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12 - Amdon n Da Lmolod
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13 – Amdun n D'Arezki dit (waqi)
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13 – Amdon n D'Arezki dit (waqi)
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14 – Amdun n Rabah
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14 – Amdon n Rabah
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15 – Amdun n At baya
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15 – Amdon n At baya
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16 –Amdun n Na Fatima dite (Titie)
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16 –Amdon n Na Fatima dite (Titie)
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17 – Amdun n At Yucef
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17 – Amdon n At Yocef
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18 – Amdun n At Msawd
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18 – Amdon n At Msawd
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19 – Lbir n At Mhetsayd
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19 – Lbir n At Mhetsayd
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20 – Amdun giyil ntayat
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20 – Amdon giyil ntayat
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21 – Lbir n At Rabah
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21 – Lbir n At Rabah
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22 – Zggana
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22 – Zggana
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23 – Tamduct At Taleb
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23 – Tamdoct At Taleb
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24 – Amdun n At Belqasem
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24 – Amdon n At Belqasem
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25 – Amdun n At l hadj Arab
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25 – Amdon n At l hadj Arab
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26 – Amdun g ger isllan / islnan
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26 – Amdon g ger isllan \ islnan
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27 – Amdun ntenjil
28- Tala bansem
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27 – Amdon ntenjil
28- Tala bansem
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Tala n tazert: ˝Tamducht lla Hammama˝
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Tala n tazert: ˝Tamdoctn lla Hammama˝
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* disparues etc thiliwa nakhrante*
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